De nos jours, l’espérance de vie est grandissante, mais les conséquences du vieillissement se font de plus en plus sentir.
Toute personne est ainsi confrontée à la perte d’autonomie d’un proche que ce soit ses parents, ses grands-parents ou un autre membre de la famille. Cependant, peu de familles savent comment y faire face.

CONTEXTE

Le nombre de personnes âgées augmente fortement : un quart des Français a aujourd’hui plus de 60 ans. Cela est dû au vieillissement de la génération du baby boom, tendance qui va s’accentuer dans les prochaines années. Le thème de la dépendance fait désormais partie des grands sujets de société; de fait, un million de personnes sont aujourd’hui en situation de dépendance.

Ce qu’on appelle perte d’autonomie est le fait de ne plus pouvoir exercer son jugement. Elle se rapporte donc aux facultés intellectuelles et cognitives. La dépendance se rapporte, quant à elle, à la dégradation des capacités physiques. L’invalidité est par exemple la principale cause de dépendance. Mais au cours du vieillissement, les facultés intellectuelles peuvent être également touchées ce qui conduit à la perte d’autonomie. Souvent la perte d’autonomie entraîne la dépendance. C’est par exemple le cas de la maladie d’Alzheimer.

Une personne dépendante ne peut plus effectuer seule les tâches quotidiennes et a besoin d’une aide permanente.


 Symptômes de la perte d’autonomie

 Comment faire face à la perte d’autonomie ?

La perte d’autonomie survient de manière progressive. Différents symptômes peuvent alerter les proches ou les aidants. Par exemple des pertes de mémoire régulières concernant surtout les évènements très récents, des difficultés à s’exprimer ou encore à effectuer certains gestes simples sont des signes qui doivent alerter.

Dans le cas où ces signes sont relevés, il faut consulter au plus vite son médecin traitant. On peut également se renseigner auprès d’un Centre Local d’Information et de Coordination (CLIC).

La majorité des familles qui doivent faire face à la perte d’autonomie se dit mal informée des démarches à suivre pour enrayer cette perte.

Pourtant, une prise de conscience simple permet d’acquérir les bons réflexes. Il faut tout d’abord penser à aménager le logement de la personne âgée de manière à ce qu’elle puisse se déplacer sans se faire mal et de la manière la plus libre possible.

Si cela est impossible, il existe des structures d’accueil pour le senior telles qu’une maison de retraite mais aussi des familles d’accueil qui prennent en charge la personne dépendante. Cela coûte moins cher qu’une maison de retraite et permet à la personne dépendante de vivre dans un cadre familial.

Si le senior continue de vivre à son domicile, il ne faut pas hésiter à faire appel à un service d’aide à domicile qui pourra assurer quotidiennement le suivi à domicile de la personne âgée et l’aider dans ses tâches quotidiennes. Il existe des aides financières pour soulager le coût de l’aide à domicile.

 Les causes de la perte d’autonomie

La perte d’autonomie est souvent due à une maladie qui touche le système nerveux par exemple la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson.

Elle est également due à un vieillissement naturel qui est plus marqué chez certaines personnes que d’autres et qui entraîne des déficiences sensorielles mais aussi mentales.


Enfin, il faut tenter au maximum de maintenir la personne âgée dans un cadre de vie normal. Il faut donc tenter de lui aménager des temps de détente où elle pourra effectuer des activités si possible en groupe afin de maintenir une certaine convivialité ainsi que la sociabilité.

ÉVALUER LA PERTE D’AUTONOMIE

Il est désormais possible d’évaluer la perte d’autonomie selon une grille nommée grille AGGIR (Autonomie Gérontologique Groupe Iso Ressources) qui permet d’évaluer le niveau de dépendance de la personne concernée.

Cette grille évalue comment agit la personne, si ses gestes quotidiens nécessitent une aide ou non, si elle sait communiquer, etc… Après évaluation, le senior est ensuite défini comme autonome ou non. Il existe six niveaux allant de la perte d’autonomie totale à l’autonomie en passant par l’aide ponctuelle ou l’incapacité à assurer son hygiène. Cette grille permet de mieux évaluer les besoins de la personne âgée.